Thursday, 23 June 2016 13:46

SÉNÉGAL : Journée de l'enfant africain - La « marmite de la protection » pour plus de 300 talibés à Tamba...

Written by 
Rate this item
(0 votes)

21 juin 2016 – Autour du « ndogou » (repas de rupture du jeûne), les problèmes liés aux mariages et grossesses précoces, aux violences en milieu scolaire, à la mendicité et à l'état civil ont été mis en exergue pour se souvenir du grand massacre de Soweto de 1976. En lieu et place de grandes manifestations dans les rues de la ville avec la participation d'autres organisations de défense de l'enfant, l'Association des enfants jeunes travailleurs (Ajt), sous la houlette d'Enda jeunesse action, a initié, cette année, un nouveau concept dénommé « marmite de la protection » touchant 300 jeunes talibés trouvés dans leur « daara ».

À l'instar de toutes les antennes départementales, l'Association des jeunes travailleurs (Ajt) du mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs de Tambacounda a commémoré la journée de l'enfant africain ce 16 juin 2016. Pour la présidente de l'Ajt de Tambacounda, Fatou Mbath, il s'agit de partager un « ndogou » avec des enfants, notamment des talibés, en ce mois béni de Ramadan. Selon elle, cette journée est une occasion pour diagnostiquer les différentes situations de vie des enfants, proposer des solutions d'urgence à certains cas avérés, mettre en place un plan d'actions pour agir vite afin de permettre à certains enfants souffrant de maltraitance de retrouver une vie normale ou de bénéficier de leurs droits. Autour du « ndogou », d'autres maux comme les mariages et grossesses précoces, les violences, surtout en milieu scolaire, la mendicité, l'état civil, ont été évoqués. Fatou Mbath expliquant le rôle que joue la marmite, souligne que c'est dans cet ustensile que se retrouvent les différents aliments protecteurs de l'enfant. « Nous voulons, à ce titre, renforcer ces jeunes enfants en énergie mais aussi discuter avec leurs maîtres sur leurs droits», souligne Fatou Mbath.

Sous la supervision d'Adjiratou Bâ Diallo, coordinatrice régionale d'Enda Jeunesse action, une caravane s'est rendue chez le célèbre Thierno Amadou Diack, président de l'association des maîtres d'écoles coraniques de Tambacounda, responsable du « daara Rikala hi » du quartier Gourel Diadié, dans la commune.

Ce dernier a magnifié ce « geste de haute facture spirituelle ». Selon lui, il n'y a pas meilleur geste pendant ce mois béni de Ramadan que de donner à manger à quelqu'un, surtout celui qui en a besoin. Il a également précisé que les jeunes travailleurs ne sont pas en leur premier appui aux enfants surtout talibés. D'ailleurs, a-t-il ajouté, si une association de maîtres coraniques est mise en place, c'est grâce, en partie, à l'Ajt de Tambacounda qui a grandement ouvert les portes de son siège pour des rencontres de ladite association.

Dans ce « daara », 202 pensionnaires dont 102 internes ont bénéficié de l'appui de l'Association des jeunes travailleurs. Compte non tenu de la centaine de talibés qui se trouve dans le « daara » de Thierno Barry du quartier Gouye qui a aussi reçu la visite des jeunes travailleurs.

... Sensibilisation des pêcheurs de la Langue de Barbarie...

La Coalition nationale des associations et ONG en faveur de l'enfance (CONAF), en étroite collaboration avec le Comité départemental de la protection de l'enfance (CDPE) de Saint-Louis, a organisé un grand forum à l'école primaire Cheikh Touré de Guet-Ndar.

En présence du préfet du département de Saint-Louis, Mme Mariama Traoré, le coordonnateur du CDPE, Pape Demba Fall de Claire Enfance, a insisté sur la nécessité de mobiliser toutes les énergies pour le maintien des enfants de la Langue de Barbarie à l'école ainsi que l'enregistrement, à temps, des naissances à l'état civil, pour une lutte plus efficace contre les mariages précoces. Pour sa part, le préfet Mme Mariama Traoré s'est réjoui de l'organisation de ce forum qui a permis de tenir un langage de vérité aux pêcheurs et autres parents d'élèves de la Langue de Barbarie. Pour lui, ce forum est aussi une occasion pour les acteurs du secteur de l'enfance de partager, de réfléchir et de redéfinir des stratégies relatives aux contraintes et difficultés auxquelles sont confrontés les enfants dans leur quotidien et qui affectent leurs droits fondamentaux. Le thème de cette année vient renforcer, à son avis, l'engagement de l'Union africaine qui, depuis longtemps, œuvre en faveur du respect des droits et du bien-être de chaque enfant. Non sans attirer l'attention des gouvernements sur leurs responsabilités à garantir le droit à la sécurité, conformément à la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant (CADBE).

... Des progrès réels notés pour la protection des enfants à Kolda...

La situation des enfants est assez préoccupante dans le département de Kolda. Mais de nombreux progrès ont été enregistrés au cours de ces dernières années pour assurer leur protection.

Des avancées significatives ont été notées dans la lutte pour la protection des enfants au cours de ces dernières années. Pour réussir ce pari, le Comité départemental de protection de l'enfant (CDPE) a mené une vaste campagne de sensibilisation des communautés pour les inciter à un changement de comportements avec le soutien de l'Unicef. Pape Diémine Diatta, chef du service départemental du développement communautaire de Kolda, a, à l'occasion de la semaine nationale de l'enfant, déclaré que la capitale du Fouladou se caractérise par un certain nombre de facteurs de vulnérabilité relatifs à l'état civil, aux mariages d'enfants et aux pires formes de travail des enfants. A ce sujet, il a révélé que « Kolda est aujourd'hui en train d'expérimenter un nouveau dispositif intégré de protection de l'enfant qui est un schéma dans lequel l'ensemble des acteurs se retrouvent pour mutualiser leurs forces ». Il a remercié l'Unicef, principal partenaire du CDPE, pour son soutien qui a permis d'engranger ces bons résultats, notamment dans le domaine de l'état civil. Pape Diémine Diatta a, par ailleurs, invité le CDPE qui lutte pour un changement des mentalités des communautés à inscrire ses actions dans la durabilité pour permettre aux enfants de jouir de leurs droits. Pour lui, il y a certes de nombreuses pesanteurs qui ralentissent encore l'atteinte des objectifs assignés au CDPE, mais les résultats obtenus jusque-là sont plutôt encourageants.

Il s'est félicité du thème de cette journée qui porte sur « Conflits, crises et protection des droits de l'enfant », qui n'a pas été choisi, selon lui, au hasard si l'on se réfère aux nombreux conflits latents qui minent les relations sociales dans les familles ou entre les générations.

D'après Fodé Diop, responsable de l’ONG Enda Jeunesse action, point focal du Service départemental d'accueil et d'orientation des enfants victimes et gestionnaire de la base des données du Cdpe de Kolda, le taux de prévalence des mariages d'enfants est de 68% dans le dép

La 26ème édition de la journée de l'enfant africain, qui coïncide avec la 28ème édition de la semaine nationale de l'enfant, a été célébrée à Palmarin (département de Fatick), en partenariat avec l’ONG Vision mondiale. La manifestation a été un grand moment de plaidoyer pour les autorités comme pour les représentants des élèves sur certaines questions liées à l'enregistrement des naissances, aux mariages et grossesses précoces, aux abus sexuels, au travail des enfants...

Palmarin a été choisi, cette année, par les autorités de Fatick pour abriter la cérémonie de célébration de la 26ème édition de la journée de l'Enfant africain dont le thème est : « Conflits et crises en Afrique : protégeons les droits de tous les enfants ». Mais sur le plan local, les autorités ont choisi un sous-thème : « Non aux violences basées sur le genre en milieu scolaire ». A cette occasion, l’ONG Vision mondiale n'a ménagé aucun effort pour faire déplacer des centaines d'enfants de tout le département de Fatick.

La responsable de la Vision Mondiale de la zone de Kaffrine couvrant Fatick, Marie Louise Diouf, a rappelé que son ONG s'est toujours engagée aux côtés de l'État pour une meilleure protection des enfants. Aussi a-t-elle signalé que durant l'année 2015, Vision mondiale a soutenu la mise en place de 471 comités villageois de protection de l'enfant dont 123 dans le département de Fatick, 10 comités locaux de protection de l'enfant, un comité départemental de protection. Marie Louise Diouf a révélé que pour la protection de l'enfant, Vision mondiale a déjà injecté plus de 38 millions de FCfa.

Le maire de la commune de Palmarin, Louis Seck, a indiqué que le thème de la journée doit amener tout un chacun à faire une introspection sur les droits des enfants. Louis Seck a soutenu que malgré les efforts déjà fournis, le chemin est encore long pour les droits des enfants car ces derniers continuent de souffrir. Pour faire face à cette situation sur le plan local, a-t-il dit, la commune a mis en place un certain nombre d'organes allant dans le sens de la protection des enfants, notamment un comité communal.

Par Oumar Ngatty Ba
Source : Le Soleil (AllAfrica.com)

Read 4047 times

Videos that may interest you

<< Start < Prev 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Next > End >>

Related Events

Copyright © 2015 The African Child Policy Forum. All rights reserved.