Dear Partners,

I take great pleasure in announcing that ACPF will hold its Fifth International Policy Conference on the African Child (IPC) on May 29th and 30th, 2012.

Since 2004, ACPF has organised the International Policy Conference on the African Child (IPC). This is a major biennial event aimed at promoting policy dialogue and providing a platform for leading thinkers, policy makers, practitioners and activists to positively engage and interact on the challenges facing children in Africa and the policy choices that governments could consider to promote children’s rights and wellbeing. Four IPCs have been held so far, on the following themes: The African Child and the Family (2004), Violence against Girls in Africa (2006), Child Poverty in Africa (2008) and Budgeting for Children in Africa (2010).

The Conference is entitled ‘Intercountry Adoption”: Alternatives and Controversies’. The choice of the theme for the Fifth IPC was based on the growing interest in the adoption of children from Africa to other continents, and the ostensible lack of comprehensive regulation on the subject currently prevailing in the continent, which sometimes leads to discrepancies in the system, and abuse or exploitation of children. The situational analysis of intercountry adoption has not been comprehensively documented in Africa, creating a vacuum on the status of the system in the continent.

This calls for a proper inquiry into the subject, from a pan-African perspective. In view of that, ACPF has found it necessary to bring together experts and policy makers at a global level to ponder and reflect on intercountry adoption and the implications of the growing interest in adopting children from Africa.   

For more information on the Conference and registration, please refer to www.africanchildforum.org/ipc

I look forward to your participation at this very important conference.

David Mugawe,
Executive Director, ACPF

 

 

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THEME: "Bilan de la situation de l’abus sexuel  d’enfant en Afrique depuis la première conférence internationale en 2007, tenue à Nairobi, au Kenya

La Palm Royal Beach Hôtel, 12-14 Mars 2012

Document de fond
Introduction et fond

Dans la société traditionnelle africaine, abus sexuel des enfants a été sans précédent. Il peut, cependant, ont été se passe, mais la société dans son ensemble avait créé un système où les enfants étaient protégés par de nombreuses voies, allant de tabous rigoureux centré sur les relations et les modes de vie.

Cependant, ce n'est pas le cas aujourd'hui et la société a été envahie par toutes sortes de défis. Ces défis incluent des familles brisées, le chômage, la surpopulation, la pauvreté abjecte, la pornographie, le VIH / SIDA avec ses misères accompagné, l'état de la norme, la drogue et l'alcool, les conflits et les guerres civiles, l'exploitation des technologies de l'information, entre autres.

Dans les sociétés traditionnelles, les parents n'étaient pas seulement les principaux agents de socialisation pour les enfants, mais ils étaient totalement responsables quand il y avait une indication que les enfants n'étaient pas protégés. Avec le temps, les parents ont abdiqué leurs responsabilités à des amis, des enseignants, des groupes religieux et dans certains cas, à des personnes qu'ils connaissent très peu. Les parents envoient leurs enfants pour les courses de nuit ou à des étrangers, oublieux de ce qui peut arriver. Les quelques études qui se font jour indiquent que certains de ces parents vendent même leurs enfants à la prostitution pour un gain économique.

Basé sur le dessus, le Réseau africain pour la prévention et la protection contre l’abus et la négligence de l’enfant (ANPPCAN) en Septembre 2007 a organisé et tenu la première conférence internationale en Afrique sur l’abus sexuel d'enfant au Kenya. Cette conférence a rassemblé des délégués de l'Afrique et le reste du monde pour délibérer sur les plusieurs sous-thèmes sur l’abus sexuel d’enfant, y compris les connaissances existantes sur l’abus sexuel d'enfant, la prévention de l'abus sexuel d’ enfant, différentes formes de l'abus sexuel d'enfant, les expériences internationales dans le traitement , la prévention et des interventions, le rôle de la politique et la législation dans la lutte contre l’abus sexuel d’enfant et le rôle des médias dans la lutte contre l'abus sexuel d'enfant. Les discussions ont aussi porté sur les meilleures pratiques dans le traitement del’abus sexuel d'enfant, le trafic et la violence sexuelle contre les enfants, la façon de former des partenariats dans la lutte contre la maltraitance d’enfant et le rôle que la communauté peut jouer dans la lutte contre l'abus sexuel d'enfant.

Lors de la conférenceplusieurs observationsont été faites. Il s'agit notamment:
1.Que, globalement,150 millions de filleset 73 millions degarçons de moins de18 ans ont subides rapports sexuels forcésou d'autres formesde violence sexuelle impliquant le contact physique1.
1.De toutes les formesde maltraitance d’enfant signaléen Afriqueun nombre importantont étéles cas d'abussexuel.
2.Quelque part en Afrique, 45% des enfants diagnostiquéscomme ayant étéabusées avaientété abusés sexuellement.
3.Dansune certaine communautéd'Afrique orientale, 49% des filles sexuellement activesd’écoles primairesavaient étécontraints àavoir des relations sexuelles.
4.Pourtant, mêmeces statistiques représententunegrandesous-estimationcompte tenu la grave sous-déclaration et la nature changeante de l'abus sexuel d’enfant..

Rapport mondial sur la violence contre les enfants, 2006

La chose la plus frappante est que cinq ans après le rapportPineiro sur la violence contre les enfantset l'étude du Secrétaire Général des Nations Unies sur la violence contre les enfants, l'abus sexuel d’enfantest resté presque un phénomène normal, avec à peine tous les systèmes en place dans de nombreux pays africains  pour répondre à l'étau.Des enfants continuent d'être victimes d'abus sexuel dans un silence total. En raison du manque de systèmes de protection des enfants, des cas d'abus sont traités d'une manière ad hoc sporadique et la plus désordonnée. Plusieurs fois, le processus de réception et de traitement des cas d'abus est abusif et rétraumatise les enfants et leurs familles. Cela est dû à plusieurs facteurs dont le manque de capacités dans ceux qui sont mandatés pour gérer les cas de maltraitance d'enfant.

La violence sexuelle et l’abus sexuel se produisent dans de nombreuses formes différentes et peuventse produire n'importe où: à domicile, à l'école, au travail, dans la communauté, les soins institutionnels, centres de formation professionnelle ainsi que dans le cyberespace. Dans de nombreux pays en Afrique, la technologie de l'information progresse et met un grand nombre d'enfants à risque, car il y a la pornographie ample dans l'Internet. Des enfants qui ont les ordinateurs et les téléphones mobiles, peuvent non seulement accéder à des sites pornographiques à l'aise, mais ils sont attirés par cette technologie dans l'exploitation sexuelle

Des études montrent que les filles connaissent des taux plus élevés de violence sexuelle que les garçons, bien que dans le passé récent le nombre de garçons est en augmentation. Ceci renforce la domination masculine et entrave l'autonomisation des femmes. Selon lerapport d’UNICEF L’état des enfants du Monde, 2011, les preuvesprovenant de 11 pays en développement montrent une vaste répartition d'expérience de la violence sexuelle ou physique contre les femmes de 15-19 ans, atteignant une hauteur de 65 pour cent en Ouganda. L'acceptation généralisée de la violence sexuelle comme un aspect normal de la vie, en particulier par les enfants, est un grave sujet de préoccupation.

L'abus sexuel des enfants est une forme extrême de violence sexiste qui reflète et renforce les inégalités entre hommes et femmes et compromet la santé, la dignité, la sécurité et l'autonomie de ses victimes. Elle englobe un large éventail de violations des droits humains, y compris les abus sexuels des enfants, viol, violence domestique, les agressions et harcèlement sexuelle, le trafic des femmes et des filles et des pratiques traditionnelles néfastes. N'importe lequel de ces abus conduire à de profondes cicatrices psychologiques, endommage  la santé des femmes et des filles en général, y compris leur santé génésique et sexuelle et dans certains cas, entraîne la mort. En ce qui concerne les politiques, de nombreux pays en Afrique ne peuvent réclamer aucun crédit car ils existent à peine. Des tentatives, d'autre part, ont été faites par certains pays pour mettre en place des lois. Mais le tollé de la part des quelques études qui ont été faites, ainsi que ceux des praticiens dans la protection des enfants, indiquent que la mise en œuvre de la même est un défi. La réalité est qu’en gros les politiques et les lois relatives aux enfants ne sont pas mises en œuvre dans de nombreux pays en Afrique, posant des problèmes dans les efforts de protection de l'enfant.

L'impact del’abus sexuel sur les enfants est dévastateur et nécessite main-d'œuvre qualifiée pour répondre de façon appropriée afin d'obtenir des résultats à la victime. Cette omission est énorme en Afrique où les enfants qui ont été extrêmement violé se retrouvent  avec les fournisseurs de services non qualifiés qui n'ont aucune connaissance de l'abus sexuel et de son impact. C'est une tragédie double  pour les enfants abusés sexuellement dans le continent. On entend des cas où les auteurs  négocient des règlements hors cour avec les parents des victimes, laissant les victimes sans recours. Dans certains cas, les systèmes législatifs sont tellement défectueux qu'elles favorisent les auteurs que les victimes. Pourtant, dans certains cas, des services répondant au cas d’abus sexuels sont très centraliséset difficiles d'accès compte tenu des distancesimpliqués.

La première conférence sur l'abus sexuel d’enfant , tenue à Nairobi, au Kenya en 2007 a élaboré plusieurs recommandations qui ont touché sur les types et les modes d'interventions, le besoin de cohérence entre la recherche, la politique et la pratique, l'autonomisation des enfants, favoriser les liens avec les médias, ladomestication des instruments pertinents, et la promulgation de législations appropriées, l'application des dispositions réglementaires régissant les institutions de garde d'enfants, soutien aux familles pour protéger leurs enfants, entre autres.

Pertinence de la Conférence sur l’abus sexuel d’enfant
Il est maintenant presque quatre ans depuis la première conférence internationale en Afrique sur l’abus sexuel d’enfants'est tenue à Nairobi en Septembre 2007. Pourtant, l'abus sexuel des enfants s'est poursuivie sans relâche. C'est pour cette raison que le bureau régional du Réseau africain pour la prévention et la protection contre la maltraitance et la négligence d’enfant (ANPPCAN)  à travers le Mouvement africain pour la prévention de la maltraitance et la négligence de l’enfant (AMPCAN) à Accra au Ghana ont décidé d'organiser la deuxième conférence internationale en Afrique sur l’abus sexuel d’enfant comme un suivi de la première conférence pour examinerles progrès accomplis vers l'amélioration de la situation des enfants qui sont à risque d'abus sexuel ou ont déjà  été abusé

La Conférence vise à offrir aux intervenants l'occasion de réfléchir sur ce qui a été fait dans les différents pays africains sur l’abus sexuel des enfants depuisla première conférence et également délibérer et partager sur les mécanismes de protection nécessaires et des filets de sécurité disponibles contre l’abus sexuel des enfants. Il vise également à utiliser l’opportunité àmobiliser et de rappeler aux gouvernements, aux communautés et des organisations de la société civile et d'autres sur leur responsabilité de protéger les enfants contre l’abus sexuel d'enfant (CSA) ainsi que de la nécessité d'accélérer les efforts en vue de protéger les enfants contre l’abus sexuel. Il sera en outre rassembler des acteurs, des intervenants, des chercheurs, des  praticiens, des activistes d’enfant, les médias, des décideurs et des donateurs de partout dans le monde entier de partager et d'apprendre les uns des autres sur l’abus sexuel des enfants et des jeunes femmes

La Conférence a les éléments suivants comme objectifs:
1.Evaluer les progrès réalisés jusqu'ici dans les divers pays africains sur la question del’abus sexuel d'enfant.
2. Déterminer l'amélioration de la recherche et la pratique sur l’abus sexuel  d’enfant en Afrique
3.Identifier les questions pertinentes qui entravent ou améliorer les réponses  à l’abus sexuel d'enfants en Afrique
4.Fournir un forum pour l'apprentissage des réponses sur l'abus sexuel d’enfant au niveau mondial

Les sous-thèmes de la Conférence  sont les suivants:
1. Le renforcement des capacités organisationnelles pour gérer l’abus sexuel d’enfant en Afrique
2. Le rôle de la législation et des politiques sur l’abus sexuel d'enfant
3. Stratégies de prévention de l’abus sexuel d’enfant
4. L’abus sexuel d'enfant dans des établissements de soins et d'apprentissage en Afrique
5. Les bonnes pratiques en matière de recherche et la pratique sur l'abus sexuel d'enfant

Sorties de la Conférence:
• Livre des résumés
• L'espace pour vendre des marchandises
• Rapport de la Conférence

Organisation de la Conférence:
• La Conférence prendra la forme de plénières, d'ateliers et de séminaires

À propos des organisations
Le Réseau africain pour la prévention et la protection contre la maltraitance et la négligence d’enfant (ANPPCAN) est un réseau panafricain qui promeut les droits d’enfant et la protection d’enfant en Afrique. Sa mission est d'améliorer, en partenariat avec d'autres, la prévention et la protection des enfants contre toutes les formes de maltraitance, ainsi, s'assurer que les droits des enfants sont réalisés.

L'organisation a été fondée en 1986 à Enugu, au Nigeria, lors de la Première Conférence Africaine sur la maltraitance et la négligence d’enfant dont le thème était le travail des enfantsen Afrique. Il est enregistré comme une organisation non gouvernementale (ONG) internationale et a son siège à Nairobi, au Kenya. ANPPCAN a un statut d'observateur auprès de l'Union africaine (anciennement l’organisation de l'unité africaine, l'OUA depuis 1990) et un statut similaire avec la commission africaine des droits de l'homme et des peuples(ACHPR).

L'organisation a une vaste portée en Afrique, avec 26 chapitres nationaux chacun offrant des services spécifiques aux enfants. Les chapitres nationaux fusionnent pour former un solide réseau de droits de l'enfant en Afrique à travers lequel l'organisation fonctionne des programmes de protection d’enfant nationales ainsi querégionaux.

ANPPCAN mène deux types d'activités, au niveau continental puisque ANPPCAN est un organisme continentale et au niveau national tel que requis par la législation du Kenya. Les activités de l'organisation sont ancréssur la promotion des droits des enfants en Afrique et se divisent en quatre grands secteurs, soit recherche, ladocumentation et lasurveillance, créer un réseau et la création de chapitres et le renforcement des capacités.

Au fil du temps, ANPPCAN a également fait des grandes réalisations dans la promotion des droits des enfants et cela a vu l'organisation  recevoir une reconnaissance internationale. À cet égard, l'organisation a été honoré pour son travail exemplaire sur les enfants et vu décerner le prix de développement de l'enfant de Kellogg, connu comme le Prix Kellogg, (2004) et le premier prix de l’union africaine pour le champion des enfants en Afrique (2006).

Par ailleurs, ANPPCAN possède une histoire longue inégalée du lobbying et du plaidoyer pour les droits des enfants. Cela se fait tant au niveau national et au niveau continental. Dans ce domaine, ANPPCAN ramasse des problèmes immédiats de préoccupation qui touchent les enfants et mobilise les acteurs de délibérer et dechercher des solutionsà un problème (s). Ceci est fait par les forums nationaux et régionaux et internationaux ou des conférences. Des questions telles que des questions telles que l’orphelinage, les enfants des rues, l'abus sexuel d’enfant, l'éducation de la petite enfance et le développement (ECD) del’enfant, des enfants dans les conflits armés, entre autres, ont été discutés et un moyen d'avancer trouvé par de tels forums.

C'est à travers ces forums régionaux qu’ANPPCANa pu faire pression et pousser pour des instruments nationaux et régionaux de protection d’enfant, comme la charte africaine sur les droits et le bien-être de l'enfant(ACRWC). En outredes lois et des politiques spécifique  à une nation ont été promulguées et mises en œuvre afin d'accorder à l'enfant africaine la protection nécessaire.

ANPPCAN s'engage à redoubler ses efforts à fournir des services aux enfants en Afrique et aussi travailler en vue d'assurer qu’un environnement favorable ainsi que l’infrastructure nécessaire, des programmes et des services sont en place, ainsi, présentant aux enfants des possibilités de leur développement intégral.

Le  mouvement africain pour la prévention de la maltraitance et la négligence de l’enfant (AMPCAN)
AMPCAN est une organisation non-gouvernementale enregistrée en 2008 avec une mission d'améliorer le bien-être des enfants ghanéens et à améliorer les opportunités  pour le développement  de leur plein potentiel. AMPCAN envisage une société ghanéenne dans lequel les droits des enfants sont respectés et valorisés. Par conséquent, il travaille en partenariat avec d'autres pour promouvoir les droits des enfants et leur protection de toutes les formes d'abus, de négligence et d'exploitation

Dans la poursuite de cette mission, AMPCAN souligne la sensibilisation, la recherche, le plaidoyer, la participation et des partenariats, en s’appuyant sur un riche bassin de soutien technique et l'expertise du Bureau régional d’ANPPCAN, d'autres chapitres africains,le personnel professionnel  local  et d'autres à mener des initiatives de protection d’enfant au Ghana.

Généralement parlant, AMPCAN vise, entre autres: d'agir comme un centre national pour la protection et la prévention de la maltraitance et la négligence d’enfant; de faciliter la promotion, la défense et le plaidoyer des droits des enfants conformément à l’UNCRC, la Charte africaine sur les droits et Bien-être de l'enfant (ACRWC) &la Loi sur l'enfance, de collaborer et decréer des réseaux avec d'autres organisations ayant la même mission afin de sensibiliser sur l’abus sexuel d’enfant  et les questions de protection d’enfant au Ghana; à fournir une aide juridique et, le cas échéant, institut des litiges pour les enfants victimes d’abus et de négligence ou ceux en conflit avec la loi; d'habiliter les communautés à protéger leurs enfants contre l’abus et la négligence, et à travailler pour s'attaquer aux causes fondamentales de la violence et la négligence y compris la pauvreté.

Des activités actuelles d’AMPCAN comprennent  le travail avec des écoles pour sensibiliser sur les droits des enfants et des approches participatives pour répondre à l'abus et la négligence. Ce travail est effectué à travers le plaidoyer des droits de l’enfant  avec les administrateurs scolaires et les enseignants, les clubs des droits d’enfant pour  des enfants et des jeunes, et l'aiguillage vers des services tels que le soutien juridique, decounseling,des services médicaux et des services de(support services).

AMPCAN esten partenariat avec Children International, le ministère de l'Éducation, PLAN  Ghana et d'autres organisations pour fournir des livres aux écoles dans les communautés vulnérables afin d'enrichir des bibliothèques des écoles et de fournir du matériel scolaire bien nécessaire et l'accès à la technologie mise à jour.

AMPCAN coopère avec le Département de la protection sociale (DSW) dans la régulation des établissements de soins au Ghana, contribuant à l'élaboration et à  l'amélioration des normes minimales applicables aux établissements de soins résidentiels et la politique nationale de l'adoption. Par rapport à cela, AMPCAN a signé un protocole d'entente avec DSW pour surveiller le programme de désinstitutionalisation national avec l'appui de l'UNICEF. AMPCAN est un membre de la commission nationale desorphelins et des enfants vulnérables (OVC) qui fournit une orientation à la programmation et des interventions pour améliorer la situation des enfants vulnérables et des jeunes au Ghana.

AMPCAN est la filiale locale du Réseau africain pour la prévention et la protection contre l'abus et la négligence d’enfant  (ANPPCAN) un réseau panafricain fondée en 1986pour promouvoir les droits d'enfant et la protection d’enfant en Afrique. Grâce à son bureau régional, AMPCAN participe à des échanges professionnels entre 22 Chapitres en Afrique pour le développement des compétences et une formation pratique visant à améliorer les pratiques dans les pays d'origine. L'activité aété soutenue par l'organisation Fredskorpet en Norvège.

AMPCAN participe au Projet Girl Power financé par le gouvernement néerlandais. Le projet vise à apporter des changements significatifs dans les domaines de la protection, l'éducation, la participation et l'autonomisation économique de plus de 15,000 filles et des jeunes femmes au Ghana. Ce projet cible les communautés sélectionnées dans les régions d’Upper West, de l'Est et d'Ashanti au Ghana.

AMPCAN est un représentant reconnu de Child Helpline International et travaille avec d'autres intervenants du Ghana pour renforcer la protection d’enfant et des systèmes d'orientationdans le pays grâce à la réactivation de l’assistance téléphonique aux enfants au Ghana. Des partenairesde ce projet comprennent DOVVSU (police du Ghana), Département de l'enfance, le département de la protection sociale (DSW), Ministère de l'Education, l'UNICEF, les membres du réseau de l’abus d’enfant(CAN), et la coalition des organisations non gouvernementalesur les droits de l'enfant. La téléassistance du Ghana fournira une plate-forme de réponse à l’abus, sans frais, pour les enfants du Ghana d'être entendu et aidé sur l'abus et la négligence à l'aide d'urgence, lienavec les services médicaux, la justice, le conseil (y compris le conseil peer-to-peer), et la mise en réseau des défenseurs des jeunes.

AMPCAN cherche des partenariats d'entreprise en s'attaquant aux causes fondamentales de l’abus et la négligence à travers des interventions participatives qui habilitent des individus, des familles et des communautés afin d'améliorer les revenus, améliorer les compétences parentales et de reconnaître et de respecter les droits d’enfant.

 

Mouvement africain pour la prévention de l’abus et la négligence d’enfant (AMPCAN), Ghana
Adresse de visite: # 200, boulevard Westlands, West Legon, Accra.
Adresse postale: 38 OS, Osu, Accra
Téléphone: 00233302 423239
Site Web: www.ampcanghana.org
Courriel: This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
Email pour la conférence: This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
Pour de l'aide sur la logistique, l'hébergement, l'itinéraire et des enquêtes supplémentaires s'il vous plaît appelez ou contactez;
Samuel Anaglate
Mobile:             00233 264644997      
Courriel: This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it ou Samuel.anaglate @ ampcanghana.org ou This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

 

Lettre d'invitation l Française l

Document d'information l Française

Formulaire d'inscription l Française l

 

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It is now almost four years since the First International Conference in Africa on Child Sexual Abuse was held in Nairobi in September 2007. Yet sexual abuse of children has continued unabated. It is for this reason that the African Network for the Prevention and Protection against Child Abuse and Neglect (ANPPCAN) Regional Office through the African Movement for the Prevention of Child Abuse and Neglect (AMPCAN) in Accra, Ghana decided to organize the Second International Conference in Africa on Child Sexual Abuse as a follow up to the first conference to review the progress made towards improving the situation of children who are at risk of sexual abuse or have already been abuse.

The Conference aimed at offering an opportunity for stakeholders to reflect on what has been done in the various African countries on sexual abuse of children since the first conference and also deliberate and share on the necessary protective mechanisms and safe nets available against sexual abuse of children. It also aimed at using the opportunity to mobilize and remind governments, communities and civil society organizations and others on their responsibility to protect children against Child Sexual Abuse (CSA) as well as of the need to accelerate efforts towards protecting children from sexual abuse. It brought together actors, stakeholders, researchers, practitioners, child activists, the media, policy makers and donors from all over the world to share and learn from each other on sexual abuse of children and young women.

The Second International Conference in Africa on Child Sexual Abuse was held in Accra, Ghana on 12 – 14 March 2012. The Conference was organized by ANPPCAN Ghana in collaboration with ANPPCAN Regional Office, Nairobi, Kenya.

The Conference had the following as its objectives:

1. To assess the progress made so far in the various African countries on the issue of Child Sexual Abuse.
2. To ascertain improvement in research and practice on Child Sexual Abuse in Africa
3. To identify pertinent issues that hinder or enhance responses to Child Sexual Abuse in Africa
4. To provide a forum for learning responses on Child Sexual Abuse globally

The Conference sub-themes are as follows:

1. Building organizational capacity to manage Child Sexual Abuse in Africa
2. The role of legislation and policies on Child Sexual Abuse
3. Strategies on Child Sexual Abuse prevention
4. Child Sexual Abuse in institutions of care and learning in Africa
5. Good practices in research and practice on Child Sexual Abuse

Outputs of the Conference:

1. Book of abstracts
2. Space to sell merchandise
3. Conference report

 

Background Document l English l French l

 

 

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Re: Call for submissions on child’s right to health

The Convention on the Rights of the Child (CRC) contains legally binding obligations in relation to the right of the child to the enjoyment of the highest attainable standard of health and to facilities for the treatment of illness and rehabilitation of health (art. 24). By virtue of its mandate, the Committee on the Rights of the Child (the CRC Committee) has decided to elaborate a General Comment on the right to health of children under eighteen.

The CRC Committee elaborates its General Comments with a view to clarifying the normative contents of specific rights provided for under the Convention on the Rights of the Child or particular themes of relevance to the Convention, as well as offer guidance about practical measures of implementation. General Comments provide interpretation and analysis of specific articles of the CRC or deal with thematic issues related to the rights of the child. General Comments constitute an authoritative interpretation as to what is expected of States parties as they implement the obligations contained in the CRC.

The General Comment on the right to health will clarify (a) the normative content of the right of the child and adolescent to enjoyment of the highest attainable standard of health, and to facilities for the treatment of illness and rehabilitation in relation to health care services and (b) the legally binding obligations of States parties to the CRC with respect to ensuring the full realization of the child’s right to health. The General Comment will provide a conceptual framework and recommendations for concrete measures and actions required by States Parties, and non-State actors, to fulfil these obligations.

Click here to see the detailed scope and proposed structure of the General Comment.

The CRC Committee welcomes inputs on the child’s right to health, in English, French or Spanish, particularly from interested organizations and individuals who have extensive experience or information on the right to health of children under eighteen. The submissions are invited to address the following questions:

(1) What should be the basic premises for the realization of children’s right to health?
(2) How can the principles of the CRC, in particular articles 2, 3, 6 and 12, be applied to designing, implementing and monitoring interventions to address child and adolescent health challenges and what aspects are specific to a child’s rights approach to health?
(3) What is the normative content of article 24? What are the specific obligations of States under article 24? What are the responsibilities of non-state actors under article 24?
(4) What are the priority concerns in general and in particular regions of the world for the implementation of article 24?
(5) Which concrete measures should be put in place to implement article 24?

The submissions shall not address the content of Article 24.3, which will be covered by a separate joint General Comment/Recommendation currently being produced by the CRC Committee in collaboration with the Committee on the Elimination of All Forms of  Discrimination against Women (CEDAW).

The submissions should be limited to 5 pages and sent to the following email address in Word format by no later than 6 January 2012: This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it . All submissions should be accompanied by a brief presentation (1 paragraph is sufficient) on the experience of the submitting individual or organization in the subject matter. The submissions received will subsequently be posted on a webpage dedicated to the General Comment. Please note that the United Nations does not offer remuneration of any kind for inputs into General Comments.

Source: Committee on the Rights of the Child

 

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On 7-8 November 2011 CHI participated in the global conference on child justice in Africa. This conference set to explore issues of children deprived of their liberty within the justice systems in Africa. The conference was held at the Speke Resort and Conference Center in Kampala, Uganda. H.E. Right Honourable Edward Kiwanuka Sekandi, Vice President of the Republic of Uganda was the chief guest, and officially opened the conference on 7 November. A number of key dignitaries were present, including the Chair of the African Committee of Experts on the Rights and Welfare of the Child (ACERWC), Mrs Agnès Kaboré; several members of the ACERWC; Prof. Kirsten Sandberg, member of the UN Committee on the Rights of the Child; Dr Marta Santos Pais, UN Special Representative of the Secretary-General on Violence against Children; and Mr Rifat Kassis, the President of the International Board of Defence for Children International (DCI).

Mr David Mugawe, Executive Director of the African Child Policy Forum (ACPF), worked tirelessly with his team to make the conference a success. The conference was attended by more than 300 participants from 33 countries. CHI was given a platform to speak about the role of child helplines in child justice systems, focusing on the child helplines in Kenya and South Africa. CHI was also a member of the working group/drafting team of the Munyonyo Declaration – a declaration that captured the findings, results, recommendations and actions proposed by the Conference participants. Other organisations represented in the working group of the Munyonyo Declaration were: ACPF, DCI, Save the Children Sweden (Eastern and Central Africa Regional office), Interagency Panel on Juvenile Justice, NGO Group for the Convention on the Rights of the Child, Plan International West Africa Regional Office, and ECPAT/DCI Netherlands. CHI and ACPF signed a Memorandum of Understanding (MoU) in September 2011. The collaboration between CHI and ACPF during the global conference on child justice on 7-8 November 2011 is a clear indication of their ongoing partnership.

Source: Child Helpline International (CHI)
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Pan-African Conference on Celebrating Courage and Overcoming Harmful Traditions

Date:      From 5-7 October, 2011

Venue: the Conference Center of the Commission of the African Union.

Organisers:  African Union Commission with the financial support of GIZ.

We honour our fathers and mothers past – indeed, all of the millions of African fathers and mothers who brought their children up so well in spite of the enormous difficulties they faced over the centuries. We say thank you to you all. And we owe it to you to cherish the good and the positive in African values, while combating those that are harmful and antithetical to the dignity of men and women throughout Africa. We will build on the past - a past for which, we acknowledge, we are primarily responsible for. Through knowledge, analysis, and reflection on who we are and why we are where we are, we hope to serve as the moral voice of Africa’s children, and to build an Africa that can claim its future and assure the rights and dignity of all its people” - Dr. Assefa Bequele

Summary

The Conference was attended by 80 participants from 24 African countries. The participants were mainly from the African Union, policy makers, civil society organisations, human rights activists, lawyers, academics, religious leaders, researchers, members of international NGOs.

The theme of the conference was Celebrating Courage, overcoming harmful traditional practices’. Harmful Traditional Practices (HTPs) are social customs inherited from one generation to another, inseparably connected to the values shared by the community. Unfortunately too many of these practices are in violation with human rights, especially affecting women and children. These include FGM, early marriage, corporal punishment, trokosi, sexual violence and breast ironing, just to mention some.

The objectives of the conference were as follows;

• To promote and protect the rights of women and girls.
• To acknowledge the efforts done and share experiences gained locally and regionally.
• To celebrate the courage of organisations but mainly the courage of women human rights activists who are the leaders in the fight to eliminate harmful practices.
• To examine the legal, social-cultural and religious factors of HTPs in order to make a change in people’s minds.

The conference was by way of plenary sessions on human rights and legal protection of women and girls with regards to HTPs. The sessions highlighted various aspects of positive and negative cultural practices and traditions as well as sexual and reproductive health rights and the challenges faced in combating HTPs. Case studies from Ethiopia, the Gambia and Senegal were discussed, and GIZ shared their experiences on how inter-generational dialogue is used as a tool for bringing change in people’s behaviour. In closing, the movie “Desert Flower” was shown and a framework for action, recommendations and a report of the conference were adopted by participants.

Resources

Statement of the AU Commissioner for Social Affairs l Download l

Best Practices in Africa: Summary of a qualitative study on innovative approaches to overcoming Harmful Traditional Practices l English l French l

Conference Concept Note l Download l

Press Release, 07 October 2011 l Download l

 

Further Information

African Charter on Human and Peoples Rights l Click here l

African Charter on the Rights and Welfare of the Child (ACRWC) l Click here l

Call for Accelerated Action on the Implementation of the Plan of Action towards Africa Fit for Children l Click here l

 

Picture Gallery

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30 septembre 2011

Le Comité des droits de l'enfant a tenu, aujourd'hui, au Palais des Nations, à Genève, une journée de discussion générale sur le thème des enfants de parents détenus.

Des exposés ont été présentés par M. Abdullah Khoso, Chef du Programme national sur la justice juvénile (Pakistan); Mme Ann Skelton, Directrice du Centre pour la loi juvénile (Afrique du Sud); Mme Isabel Altenfelder Santos Bordin, Chef de la Division de psychiatrie sociale à l'Université fédérale de Sao Paulo (Brésil). Deux représentants de la jeunesse ont apporté leur témoignage à titre d'enfants de parents détenus: Mlle Sian Knott et M. Raheel Hussain.

Ouvrant le débat, le Président du Comité, M. Jean Zermatten, a souligné que la problématique des enfants dont les parents sont en prison préoccupe le Comité depuis très longtemps. Bien sûr, a-t-il poursuivi, la Convention relative aux droits de l'homme traite de cette thématique, mais la question va bien au-delà, elle concerne les relations familiales, le droit de l'enfant d'être élevé par ses deux parents et de recevoir conseil des deux parents. Cette question traite aussi de détermination de l'intérêt supérieur de l'enfant, de son droit d'être entendu, de son développement et de la non-discrimination à son égard, comme de ses conditions de vie. La Convention est basée sur l'idée du caractère primordial de la relation parents-enfant, a ajouté le Président.

Le Comité s'est ensuite scindé en deux groupes de travail distincts, consacrés, l'un, aux bébés et enfants vivant avec et visitant leur parent en détention et, l'autre, aux enfants qui ne sont pas avec leurs parents incarcérés.

Rendant compte en fin de journée des travaux du premier de ces groupes, Mme Hadeel Al-Asmar, membre du Comité, a déclaré que son groupe de travail recommandait de privilégier les mesures non privatives de liberté, c'est-à-dire des peines de substitution ou communautaires. Il faut aussi déterminer qui est responsable de la supervision des enfants en détention et il est en outre important de procéder à une réforme judiciaire adéquate en conciliant les intérêts de l'État et ceux de l'enfant. Le Comité souhaite éviter d'imposer un âge maximum pour le placement de l'enfant auprès de sa mère en détention et préconiser plutôt une fourchette d'âge et s'en remettre aux experts en la matière. Il convient aussi de lutter contre la stigmatisation sociale des enfants de parents détenus.

La rapporteuse du deuxième groupe de travail, Mme Maria Herczog, a indiqué que ce groupe s'est penché sur les différentes solutions à mettre en place pour les enfants qui ne sont pas avec leurs parents en prison, tant avant, que pendant et après leur incarcération de leurs parents. La question de la dignité et de l'intérêt supérieur de l'enfant a longuement été discutée, l'accent ayant été mis sur la nécessité d'éviter la stigmatisation dont peuvent faire l'objet les enfants dont les parents sont incarcérés. Elle a ajouté que l'attention a également été attirée sur les questions ayant trait au droit de visite de l'enfant à ses parents emprisonnés, eu égard à l'impératif de maintenir le contact de l'enfant avec ses parents. Il a aussi été souligné qu'il est important d'éviter dans toute la mesure du possible d'humilier les parents devant leurs enfants, alors que cette pratique est assez fréquente.

Concluant la discussion, Mme Yanghee Lee, Vice-Présidente du Comité, a considéré que les enfants de parents incarcérés constituent un groupe que l'on peut qualifier d'enfants oubliés, eu égard au manque de données et de méthodes pour appréhender l'ampleur des problèmes auxquels ils sont confrontés. La priorité à cet égard doit être accordée à l'intérêt supérieur de l'enfant, a-t-elle conclu.

En fin de séance, le Président du Comité, M. Zermatten, a indiqué que l'an prochain, à la fin du mois de septembre 2012, la journée annuelle de discussion générale du Comité sera consacrée au thème «les droits de l'enfant et les situations de migration».


Lundi après-midi, à 15 heures, le Comité examinera le rapport présenté par la Suède au titre du Protocole facultatif se rapportant à la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (CRC/C/OPSC/SWE/1).

Discussion générale sur le thème des enfants de parents détenus

Introduction

M. JEAN ZERMATTEN, Président du Comité, a souligné que la problématique des enfants dont les parents sont en prison préoccupe le Comité depuis très longtemps. Bien sûr, a-t-il poursuivi, la Convention relative aux droits de l'homme traite de cette thématique dans son article 9; mais cette question va bien au-delà de cet article et pose la question des relations familiales, du droit de l'enfant d'être élevé par ses deux parents et de recevoir conseil des deux. Cette question traite aussi de détermination de l'intérêt supérieur de l'enfant, de son droit d'être entendu, de son développement et de sa non-discrimination, comme de ses conditions de vie.

Comme cela est souvent rappelé, l'enfant dont les parents sont incarcérés est avant tout un enfant; et un enfant qui souffre de manière «collatérale» d'une décision qui a été prise à l'égard d'un de ses deux parents voire des deux, a poursuivi le Président. Il y a donc le problème législatif: quel cadre mettre en place au niveau national pour répondre au respect des droits de ces enfants dans cette situation particulière et faire en sorte qu'ils ne soient pas affectés par une situation qui entraîne dans la plupart des cas précarité, insécurité, rejet, honte et qui restreint leurs droits. «Mais, il y a aussi le problème humain: celui de la dignité de l'enfant, qui est amputé d'une partie de la reconnaissance de son statut et de ses besoins particuliers d'enfant en développement, surtout son droit à recevoir affection, éducation et protection de la part de ses parents et qui en est privé par une décision d'autorité, car très souvent l'incarcération d'un parent signifie aussi l'éclatement de la famille», a souligné M. Zermatten. Or, la Convention relative aux droits de l'enfant est basée sur l'idée du caractère primordial de la relation parents-enfant(s), a-t-il fait observer. Dans ce contexte, il convient de savoir comment faire pour que ces enfants puissent continuer à disposer des soins éducatifs dont ils ont besoin; comment préserver la relation avec le parent incarcéré; et comment stimuler la résilience de l'enfant.

Enfin, au-delà, se pose la question des politiques pénales et pénitentiaires des États, a ajouté le Président du Comité. «Ne doit-on pas, lorsqu'une décision de justice est prise vis-à-vis d'un parent, se poser la question de son impact sur ses enfant et penser non seulement et exclusivement à la question de la sécurité publique – que se comprend –, mais également à celle de l'intérêt supérieur de l'enfant?», s'est-il interrogé. Et lorsqu'un parent est détenu, a-t-il poursuivi, ne peut-on pas imaginer l'exécution de cette peine différemment lorsque le sort de l'enfant est en jeu? Enfin, le recours à la privation de liberté est-il toujours indispensable, s'est demandé le Président du Comité.

Panélistes

M. ABDULLAH KHOSO, Chef du Programme national sur la justice juvénile (Pakistan), a souligné que rares sont les études scientifiques menées pour évaluer les effets sociaux et psychologiques des traitements accordés et des procédures appliquées s'agissant des enfants qui accompagnent des femmes emprisonnées dans des centres de détention, pas plus qu'il n'existe de systèmes permettant d'étudier la vulnérabilité particulière de ces enfants à l'intérieur des centres de détention. Au Pakistan, en dépit des garanties constitutionnelles, ces enfants sont en fait totalement privés de leurs droits fondamentaux. Au Pakistan, l'âge maximum d'un enfant vivant dans un centre de détention (avec sa mère) varie d'une province à l'autre; en règle générale, au niveau du pays, cet âge est de six ans, mais il arrive fréquemment que ces enfants restent en prison avec leur mère au-delà de l'âge de dix ans. Parfois, les femmes détenues enceintes doivent accoucher sans avoir bénéficié de soins prénatals; certains enfants naissent de mères qui ont en fait été victimes d'abus sexuels en prison. L'éducation des enfants vivant en prison constitue un problème au niveau mondial, a poursuivi M. Khoso. Évoquant la stigmatisation dont font l'objet les enfants qui vivent en prison avec leur mère, il a souligné que nombre de ces enfants sont abandonnés par leurs pères lorsque leurs mères sont privées de liberté; personne ne vient leur rendre visite en prison.

Il faudrait donc développer un cadre législatif qui traite des questions intéressant les enfants de parents détenus et prenne en compte tous les problèmes de ces enfants à compter de l'arrestation de leur mère et/ou de leur père, en établissant des règles claires en termes de procédures et de protection applicables à ces enfants, a souligné M. Khoso. La libération sous caution du parent condamné permettrait à ces enfants de vivre en dehors de la prison, a-t-il ajouté. Quant aux gouvernements, ils devraient prendre des mesures en termes d'institutions en faveur des enfants abandonnés dont les parents sont détenus; ces institutions devraient répondre à des normes minima et être situées près des prisons, afin que des rencontres entre la mère détenue et l'enfant puissent être aisément organisées.

MME ANN SKELTON, Directrice du Centre pour la loi juvénile (Afrique du Sud) s'est penchée sur la question de savoir si tous les parents placés en détention doivent nécessairement l'être et si l'intérêt supérieur de l'enfant était pris en compte lorsque la décision de placement du parent en prison est prise. En dehors du droit de l'enfant aux soins parentaux, la Convention relative aux droits de l'enfant ne contient pas de dispositions spécifiques sur les droits des enfants de parents détenus, a fait observer Mme Skelton. La Charte africaine sur les droits et le bien-être des enfants, en revanche, comporte en son article 30 des dispositions à ce sujet, a-t-elle fait valoir. La Cour constitutionnelle d'Afrique du Sud a connu deux cas liés à cette problématique de parents devant être emprisonnés, a poursuivi Mme Skelton, avant de fournir des détails sur ces deux affaires, précisant notamment que le juge de la Cour constitutionnelle avait fait valoir l'intérêt supérieur de l'enfant. En conclusion, éviter la détention et la condamnation à une peine d'emprisonnement pour le parent ou tuteur principal de l'enfant est une stratégie de prévention que les pays devraient être encouragés à utiliser, a déclaré Mme Skelton.

MME ISABEL ALTENFELDER SANTOS BORDIN, Chef de la Division de psychiatrie sociale à l'Université fédérale de Sao Paulo (Brésil), a souligné que, selon la législation brésilienne, les unités de prison du pays doivent disposer de salles permettant aux mères d'allaiter leurs enfants jusqu'à l'âge de six mois, disposer d'une crèche et d'une salle de soins pour les enfants de six mois à six ans. En outre, tous les enfants au Brésil doivent avoir accès l'enseignement obligatoire. Généralement, les femmes emprisonnées sont abandonnées par leurs proches, y compris leurs partenaires, a souligné Mme Santos Bordin. Les enfants de mère emprisonnée sont souvent victimes de préjugés et en viennent à abandonner l'école, a-t-elle poursuivi. Elle a dénoncé la vulnérabilité et le manque de soutien dont pâtissent les femmes détenues enceintes. Le nombre de femmes détenues augmente au Brésil, essentiellement du fait de leur participation accrue au trafic de stupéfiants et les unités pour femmes sont de ce fait surpeuplées, a souligné Mme Santos Bordin. Elle s'est en outre penchée sur les facteurs de risques en termes de problèmes mentaux pour les enfants de parents détenus, sur la base d'une étude menée au Brésil à ce sujet dans une zone pauvre d'une ville de 230 000 habitants située très près de Sao Paulo. Les résultats de cette étude ont montré que 37% des enfants considérés avaient des problèmes de comportement ou des problèmes émotionnels, 11% ayant les deux types de problèmes. Il ressort de cette étude que les principaux facteurs de risque sont d'être une fille plutôt qu'un garçon et un adolescent plutôt qu'un enfant et avoir une mère souffrant d'anxiété ou de dépression, a indiqué Mme Santos Bordin. L'absence de père est un facteur spécifique pour les comportements délinquants chez les enfants, a-t-elle ajouté.

Deux représentants de la jeunesse ayant vécu ou vivant des situations relevant du thème de cette journée de discussion générale ont apporté leurs témoignages. Mlle Sian Knott a indiqué avoir 13 ans et vivre dans le nord de l'Angleterre; elle a précisé qu'elle était avec son père lorsqu'il a été arrêté et a indiqué qu'il a fallu attendre deux mois, qu'elle a trouvés très longs, avant qu'elle puisse lui rendre une première visite. Elle a indiqué que son père a été condamné en 2010 à 19 ans d'emprisonnement et, en fonction des règles en vigueur, devrait rester 9 ans et demi en prison. M. RAHEEL HUSSAIN a quant à lui indiqué avoir 17 ans et vivre à Manchester en Angleterre. Il a expliqué être ici, devant le Comité, pour apporter son témoignage afin que le système soit changé en ce qui concerne la situation des enfants de parents détenus. Il a indiqué que son père a été condamné en 2010 à 7 ans de prison. M. Hussain a également dit craindre que son père ne l'oublie.

Présentation des travaux des deux groupes de travail

Rendant compte en fin de journée des travaux du groupe de travail sur la question des bébés et enfants vivant avec et visitant leur parent en détention, MME HADEEL AL-ASMAR, membre du Comité rapporteuse de ce groupe de travail, a indiqué que le groupe avait décidé de recommander que les mesures non privatives de liberté, c'est-à-dire des peines de substitution ou communautaires, soient privilégiées. Il convient en outre de déterminer si les parents qui sont arrêtés ont des enfants et que ces enfants soient identifiés en vue de veiller à ce que leur bien-être soit assuré. Il convient en outre de tenir compte des besoins particuliers des enfants handicapés. Il faut aussi déterminer qui est responsable de la supervision des enfants arrêtés. Il est en outre important de procéder à une réforme judiciaire adéquate en conciliant les intérêts de l'État et ceux de l'enfant voire de la personne qui en a la charge. Le Comité souhaite éviter d'imposer un âge maximum pour le placement de l'enfant auprès de sa mère en détention et préconiser plutôt une fourchette d'âges et s'en remettre aux experts en la matière. Il convient en outre de se pencher sur les questions relatives aux visites, y compris pour ce qui a trait à la réconciliation de l'intérêt supérieur de l'enfant et des préoccupations liées à la sécurité dans les prisons. Il est également nécessaire de réconcilier la justice pénale et la protection de l'enfant. Il faut en outre veiller à assurer les soins pré et post-natals pour les femmes enceintes. Il convient aussi de lutter contre la stigmatisation sociale des enfants de parents détenus. Mme Al-Asmar a en outre insisté sur le droit à l'information des enfants, auxquels il arrive trop souvent que l'on mente s'agissant de la situation de leurs parents.

Rendant compte des travaux du groupe de travail sur les enfants qui ne sont pas avec leurs parents incarcérés, MME MARIA HERCZOG, membre du Comité rapporteuse de ce groupe de travail, a souligné que ce groupe s'est penché sur les différentes solutions à mettre en place pour ces enfants, tant avant, que pendant et après l'incarcération de leurs parents. À été longuement discutée la question de la dignité et de l'intérêt supérieur de l'enfant, l'accent ayant été mis sur la nécessité d'éviter la stigmatisation dont peuvent faire l'objet les enfants dont les parents sont incarcérés. Des dispositions spéciales doivent être prises pour les enfants handicapés, ainsi que pour les enfants autochtones, les enfants des minorités et les enfants étrangers, a-t-il en outre été souligné durant la discussion, a indiqué Mme Herczog. Elle a ajouté que l'attention a également été attirée sur les questions ayant trait au droit de visite de l'enfant à ses parents emprisonnés, eu égard à l'impératif de maintenir le contact de l'enfant avec ses parents; a dans ce contexte été évoquée la possibilité d'apporter une aide financière aux familles qui en ont besoin afin que de telles visites puissent avoir lieu. Il a été souligné qu'il est important d'éviter dans toute la mesure du possible d'humilier les parents devant leurs enfants, alors que cette pratique est assez fréquente; à cet égard, il a été préconisé de placer l'enfant dans une autre pièce au moment de l'arrestation de son parent, a indiqué Mme Herczog. Elle a en outre insisté sur l'importance du droit d'accès de l'enfant à l'information, notamment pour ce qui est de la situation des parents se trouvant dans les couloirs de la mort, afin que l'enfant puisse se préparer à l'exécution de son parent et avoir droit à une dernière visite et être présent lors de l'enterrement. En conclusion, Mme Herczog a insisté sur la nécessité de disposer de directives sur toutes ces questions.

Conclusion

MME Yanghee Lee, Vice-Présidente du Comité et rapporteuse pour cette journée de discussion générale, a considéré que les enfants de parents incarcérés constituent un groupe que l'on peut qualifier d'enfants oubliés, eu égard au manque de données et de méthodes pour appréhender l'ampleur des problèmes auxquels ils sont confrontés. Les raisons ne manquent pas pour conclure que les mesures privatives de liberté doivent être privilégiées pour les personnes qui ont commis un crime et qui ont un ou plusieurs enfants, a-t-elle souligné. Toute la priorité doit être accordée à l'intérêt supérieur de l'enfant, a-t-elle ajouté.

Source: OHCHR
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30 September 2011

The Committee on the Rights of the Child today held a Day of General Discussion with regard to children of incarcerated parents. It held two workshops on babies and children living with or visiting a parent in prison, and on children left “outside” when their parent was incarcerated. The Committee concluded that children of incarcerated parents were still too often forgotten. The priority was non-custodial sentencing for parents and there was a need for reconciliation between the interest of the State and the best interest of the child.

Opening the Day of General Discussion, Jean Zermatten, Committee Chairperson, said that they would focus specifically on the criminal justice system, and due to time restraints, the issues relating to children whose parents were in other similar situations, such as immigration detention, would not be part of the scope of the discussion.

Five speakers made presentations as part of the introductory statements.

Abdullah Khoso, from the Society for the Protection of the Rights of the Child, said that his presentation would focus on Pakistan, but that the problems evoked were also found in many other countries. In many places the rights of babies and children living with women prisoners or mothers in prisons were not respected. From the time of arrest until the release of women prisoners, the child’s best interest was not taken into consideration by policies or laws.

Ann Skelton, Director of the Centre for Child Law at the University of Pretoria, noted that very often the child was separated from the mother. How could incarceration of parents be minimized? Did all parents who were in prison need to be there? Was the child’s best interest considered when the parents were sentenced? Non-custodial measures should be considered when pregnant women or mothers of infants were condemned. Mothers should not be imprisoned with their child, there should be no death sentence, and social rehabilitation after the sentence should be ensured.

Isabelle Altenfelder Bordin, psychiatrist working in Sao Paolo who specialized in children and adolescents, spoke of a study on young children raised in prison, including the mental health of the incarcerated population and risk factors for children’s mental health. She elaborated on a study that showed that seven per cent of incarcerated adults were women, 80 per cent of those women had children, 45 per cent of those women had mental health problems, and 26 per cent of the women had severe mental health problems. The study also showed that 37 per cent of the children aged 6-17 years with incarcerated parents had emotional or behavioural problems.

Sian Knott and Raheel Hussain, from the COPING Project (Children of Prisoners, Interventions and Mitigations to Strengthen Mental Health), shared their experience of being the child of an incarcerated parent. They highlighted the issues that they were facing and the difficulties they had undergone.

Two workshops were held during the afternoon, one on babies and children living with or visiting a parent in prison, and the second on children left “outside” when their parent was incarcerated. On the first topic, Hadeel Al-Asmar, Committee member acting as Rapporteur, highlighted various aspects such as legal counselling that should be provided for women in prison. Issues around visitation should be dealt with and the aim was to reconcile the child’s best interests and prison security concerns. Moreover, there should be institutionalized training for prison officials. Justice reform should be undertaken, ensuring that juvenile justice legislation was in line with the Convention on the Rights of the Child. Methodology should be improved for clear statistics and data. Social stigma should be opposed and media sensitization undertaken.

On the second topic, Maria Herczog, Committee member acting as the Rapporteur for the workshop, said that three areas had been discussed: the time before, during and after imprisonment. It had been highlighted that the degree of stigmatization of the child was based on the type of offence committed by the parent and it was necessary to find solutions on how to prevent that discrimination. A best interest assessment had to be led on a case by case basis taking into consideration the views of the child. Also, special provisions should be created for indigenous children, minority children, foreign nationals and children left behind in other jurisdictions. The right to visit the parent in prison had to be respected; maintaining contact between the child and the parent was of prime importance. A further issue that needed to be addressed was that children sometimes committed crimes together with the parent or were forced to by parent(s). Good practices, such as the presence of a social worker, were identified for arrest procedures.

Yanghee Lee, Vice-President of the Committee and Committee member acting as the main Rapporteur for the Day of General Discussion, said in concluding remarks that children of incarcerated parents were still too often forgotten. The priority was non-custodial sentencing for parents. There was a need for reconciliation for the interest of the State and the best interest of the child.

General Discussion

JEAN ZERMATTEN, Committee Chairperson, said that the Day of General Discussion was focused specifically on the criminal justice system, and due to time restraints, the issues relating to children whose parents were in similar situations, such as immigration detention, would not be part of the scope of the discussion. The Convention of the Rights of the Child dealt with the issue of children with parents in custody in article 9, which expressed the right of a child to be raised by both parents. It was an important children’s rights issue and it was a direct problem of human dignity. Children had the right to receive education and affection from their parents; but that was often not possible when the parents or one of the parents was incarcerated.

Introductory Statement by a Prison Service Professional

ABDULLAH KHOSO, of Society for the Protection of the Rights of the Child (SPARC – associate member of Defence for Children International), said that his point of reference would be Pakistan, but that the problems evoked were also found in many other countries. In many places the rights of babies and children living with women prisoners or mothers in prisons were not respected. From the time of arrest until the release of women prisoners, accompanying children’s best interests were not taken into consideration; policies and laws did not consider them. There was little scientific and systematic research on the social and psychological impact of the treatment given and the procedures applied to children accompanying women prisoners in detention centres, nor were there any systems to record those children’s vulnerability inside detention centres. For example, except for issues of diet, pregnancy and suspension of death sentences for pregnant women, as mentioned in the Pakistan Prison Rules, there was no direct legislative provision for children with women prisoners in Pakistan.

The maximum age for children living in prisons varied widely between States. In Pakistan the children could officially stay from infancy to six years, but it was reported that there were some children who stayed up to ten years. Cases in which women had killed their husbands or relatives of their husbands could not find anyone outside to look after their children when their children reached six years, and the prison authorities tended to have a lenient vies regarding the stay of children; therefore children even of 10 years were reported to stay in prisons with their mothers.

Many prisons in many countries were overcrowded. That obviously also affected children and babies living in prison with their mother. Without clean conditions and proper health services, children were at risk of, alongside their mother, diseases such as scabies. Pregnant women may have to deliver babies in the absence of pre- and post-natal care. Human rights reports had spoken of situations where children in prisons were born to women prisoners because of sexual abuse by the prison authorities, and of mothers remaining untreated for HIV and other sexually transmitted diseases. The most common aspect observed in prisons was that children faced loneliness and lived in isolation; they had limited access to the outside world and did not live in a natural setting; there were very few areas for walking and playing. They also faced the issue of access to education. Often, services and facilities were not provided.

There were various reasons why women prisoners kept children with them. When women were convicted and sent to jail, there was hardly anyone in the house to assume the responsibility of the child. The mother often did not have a choice but to take the child with her. Those women alleged to have killed their husbands did not have the option to leave their children outside at the mercy of other relatives. Also, many children were abandoned by their fathers when their mothers were imprisoned; and no one came to visit the children while they were with their mothers in prison. For those who did receive visits, they were weekly only, in presence of the mother and in public rooms.

Being pregnant or having a minor to look after may be a factor in a woman getting bail or probation, though the Society for the Protection of the Rights of the Child did not know of cases where that was the sole reason. Children who did not stay in prison with their mothers would need alternative care. There were currently no established alternative care institutions to cater to the needs of those children. However, initiatives had been taken by SOS Children’s Villages in different cities, children could be sent to an SOS Children’s Village once they turned six years of age, if their mother still had to serve more time in prison and there was no other person to look after their children. However SOS Children’s Villages did not exist everywhere and were often located far away from the prisons. It was important that children of prisoners were supported by adequate budgets, as their welfare and protection was a serious matter.

The Society for the Protection of the Rights of the Child had come to the following recommendations for children with mothers in prisons: a legislative framework that addressed issues of such children from the time of their mother’s and/or father’s arrest, and lay down procedures and rules for their protection, was required. There was also the need to expedite trials and strengthen the probation and bail system by making them functional. Women probation officers should be employed to monitor the conduct of the women prisoners who had minors with them; there was also the need to allocate funds for free legal aid and sureties for those poor women prisoners who could not afford them.

Releasing women on bail and probation would provide the opportunity for the child to go back to the environment in which they could grow and enjoy their fundamental rights. Governments should make institutional arrangements for abandoned children whose parents were in jails or whose mothers were ailing and unable to provide care and protection. Those institutions had to meet minimum standards, and be close to the prisons so that meetings between the mother and the child could be easily arranged.

Children whose parents were detained in another country and children whose parents were detained under the accusation of blasphemy should also be considered by that forum.

Introductory Statement by a Legal Expert

ANN SKELTON, Director of the Centre for Child Law at the University of Pretoria, also noted that very often the child was separated from the mother. How could incarceration of parents be minimized? Did all parents who were in prison need to be there? Were the children’s best interest considered when the parents were sentenced? The African Charter on the Rights and Welfare of the Child had an extra provision, article 30, on the matter. Special treatment should be given to pregnant mothers or mothers of infants. Non-custodial measures should be considered when condemning them. Mothers should not be imprisoned with their child, there should be no death sentence, and social rehabilitation should be ensured after the sentence.

The 2007 legal case of M versus State (CCT/53/06) was a groundbreaking case in South Africa led by Judge Sachs. The woman accused (‘M’) had committed a series of frauds and was facing imprisonment. She was the primary care giver of three boys, was not married to any of their fathers and lived separately from them. The Constitutional Court asked what duties a sentencing court had to take into account the best interest of a child? The mother did not receive prison sentence; instead she had to repay the money she had stolen and do community service. The case set a precedent when sentencing a primary care giver; it was the most cited judgment and was also cited in bail proceedings (pre-trial phase). Thanks to that judgment, the trial of women in a similar condition almost always resulted in non-custodial cases. The negative point was that the sentencing did not specify gender. Another case came up, and the woman accused that time was married. Then it was said that primary care-givers should not be interpreted as the “sole” caregiver but the “main” caregiver; M versus State had to be interpreted broadly. The best interest of the child should be kept in mind at all stages of the system.

Introductory Statement by a Child Development Expert

ISABELLE ALTENFELDER BORDIN, a psychiatrist specialized in children and adolescents working in Sao Paolo, said she had led a study on young children raised in prison, the mental health of the incarcerated population, and risk factors for child’s mental health.

The 1994 Brazilian law stated that there had to be nursery rooms in prisons, as well as special sections for pregnant women and daycare for children (aged six months to six years). Regarding marital stability and childcare, the majority of incarcerated men were supported by their partners. Yet most incarcerated women were abandoned. Children had to leave the prison and their mothers once they turned seven, and were frequently sent to shelters or relatives who lived far away from the prison.

There were negative aspects for children raised in prison: pregnancies were developed in a context of vulnerability and lack of social support; birth and maternal care took place in seclusion, conditions that favoured maternal depression and drug abuse; and prisons were an adverse environment for raising children due to penitentiary rules. Yet there were also positive aspects, such as the fact that the mother-child relationship was not broken, babies were not deprived of the mother’s affection, and women benefited from the experience of caring for their babies.

The number of incarcerated women was increasing mainly due to involvement in drug trafficking. There was overcrowding of units, and there were increasing difficulties to offer an appropriate environment for children living in prisons (in matters of space, staff and costs). The study showed that seven per cent of incarcerated adults were women, 80 per cent of those women had children, 45 per cent of those women had mental health problems, and 26 per cent of the women had severe mental health problems. The study also showed that 37 per cent of the children aged 6-17 years old who had incarcerated parents had emotional or behavioural problems.

Living in prison with their mother may be beneficial to young children depending on maternal health and environmental conditions. Incarcerated women frequently suffered anxiety and depression, and many of those women were mothers. Maternal anxiety and depression was a very important risk factor for different types of child emotional and behavioural problems. The absence of a father favoured aggressive and rule-breaking behaviour among adolescents who lived in poor urban areas.

Introductory Statements by Youth Representatives

SIAN KNOTT and RAHEEL HUSSAIN, from the COPING Project (Children of Prisoners, Interventions and Mitigations to Strengthen Mental Health), shared their experience of being a child of an incarcerated parent. Sian was 13 and Raheel was 17; they were both from the United Kingdom.

Sian said that she used to spend a lot of time with her dad before he was arrested, they were very close. She was there when he was arrested, and she was only eight years old; it was very sudden and unexpected. Two months went by between the moment her dad was arrested and the first visit, which was very long time.

Raheel said that they were both at the meeting to inspire change in the prison system, using experience from other children as well as their own. When his father was arrested, he was first released on bail for two years, which was a very nerve-racking experience because Raheel knew his dad could be taken away anytime.

Sian’s dad was sentenced in 2006 to 19 years in prison but he was actually going to serve nine and a half years. It was his fifth prison sentence, and he and the family had had to adapt to different rules every time he had moved.

The adolescents explained that being a child of a prisoner, there were many questions that constantly came back to their mind: why did the prison staff not treat them like human beings? Why could there be no private visits? It was difficult to talk when other people were around. Why was there no financial help; Sian’s mother for example could not work and they had no money; why was there no support group set up for children of imprisoned parents; all those children wanted was a friend; and why could they only see their dad only once a month; they were worried that their dad would forget them.

They highlighted that small changes can have a big impact: sofas had been installed in the prison, for example, in the room where visits took place, which was much better. There needed to be more changes similar to that one.

They also noted that children in that situation needed to fight isolation, get information about how to cope, and needed inspiration – they should get involved in non-governmental organizations that could help them deal with their situation.

Work Shop on Children Living with or Visiting a Parent in Prison

On the topic of babies and children living with or visiting a parent in prison, HADEEL AL-ASMAR, Committee Member acting as Rapporteur, made a comprehensive summary of what had been said during the workshop. First, a minimum and maximum age limit should be defined for children in prisons. Special needs for disabled children should be taken care of and services for pregnant and lactating women (pre-natal and post-natal care) should be provided. Also, non-custodial measures should be a priority (including pre-trial sentencing) and alternatives and community-based initiatives should be promoted (with legislative frameworks that included conditional convictions). On the topic of statutory responsibility, it should be defined who would be responsible for overseeing those children. There were concerns about the coordination between the different ministries. In addition, legal counselling should be provided for women in prison. Issues around visitation should be dealt with and the aim was to reconcile the child’s best interests and prison security concerns.

Moreover, there should be institutionalized training for prison officials. Justice reform should be undertaken, ensuring that juvenile justice legislation was in line with the Convention on the Rights of the Child. Methodology should be improved for clear statistics and data. Social stigma should be opposed and media sensitization undertaken. The research and initiatives at the national, regional and global levels should be improved and deepened. Issues about nationality, birth registration and civil rights were also important and had to be resolved. The right to information of the child had to be respected and the focus on the reintegration process was also crucial.

Workshop on Children Left Outside When Their Parent Was Incarcerated

On the topic of children left “outside” when their parent was incarcerated, MARIA HERCZOG, Committee member acting as the Rapporteur for the workshop, said that three areas had been discussed, the time before, during and after imprisonment. It had been highlighted that the degree of stigmatization of the child was based on the type of offence committed by the parent and it was necessary to find solutions on how to prevent the discrimination. A best interest assessment had to be led on a case by case basis taking into consideration the views of the child. Also, special provisions should be created for indigenous children, minority children, foreign nationals and children left behind in other jurisdictions.

The right to visit the parent in prison had to be respected; maintaining contact between the child and the parent was of prime importance. A further issue was that children sometimes committed crimes together with the parent or were forced by parent(s); it needed to be addressed. Good practices were identified for arrest procedures, such as the presence of a social worker. Humiliation of the parent in front of the child had to be avoided – placing the child in another room for the time of the arrest was necessary.

Also, children of incarcerated parents were seen as juvenile justice cases (such as in India), but did children who needed care and protection really belong to the juvenile justice system? A further issue concerned the custody rights of incarcerated parents and their right to designate a carer for their child.

On the topic of the right to be heard and the right to information, children should be included in the development of protocols and guidelines for the judiciary and the police. Children of an incarcerated parent should be given information, regardless of whether they were present or not during the time of incarceration. Information should also be available through services outside the prison system.

Regarding age-appropriate intervention, there should be specific measures on whether the child was, for example, disabled or an adolescent. On institution and decision-making, police protocols were needed for when parents were arrested in the presence of the child. Child protection services should be present throughout the whole process of arrest. Unfortunately, there was a lack of data and research on children of incarcerated parents. There was a need for community research for community-specific action, such as in Uganda. Sometimes, the issue was that children were only identified if they were present at the time of arrest, as in the United Kingdom.

With regard to capacity-building, education and awareness-raising on the rights of children and parents should be undertaken. Members of the courts should be trained, as well as prisons and detention centre staff.

Concluding Remarks

YANGHEE LEE, Vice-President of the Committee and Committee member acting as the main Rapporteur for the Day of General Discussion, said in concluding remarks that children of incarcerated parents were still too often forgotten. The priority was non-custodial sentencing for parents. There was a need for reconciliation between the interest of the State and the best interest of the child. She thanked all the people and organizations that participated in the Day of General Discussion.

JEAN ZERMATTEN, Committee Chairperson, thanked again the two adolescents who had participated in the discussion and mentioned that the next Day of General Discussion would take place in the last week of September 2012.

Source: OHCHR
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A two day regional workshop on effective monitoring and advocacy for the right to quality inclusive education in Africa was held from 12 to 15 September 2011 at Dessalegn Hotel in Addis Ababa, Ethiopia.

The purpose of the workshop was to draw up an actionable strategy and roadmap for effective monitoring and advocacy for efficient implementation of the right to quality inclusive education in Africa. This is within the context of the 2000 Dakar Education for All (EFA) framework for action and the 2006 African Union Second Decade of Education for Africa Plan of Action. The workshop was also aimed at defining ways of strengthening mutual partnerships among African governments, civil society organisations, regional and economic bodies and the international community in ensuring citizens’ right to quality inclusive education.

Participants of the workshop included Government representatives from Ministries of Education from selected countries; representatives of the African Union; representatives of education desks of Regional Economic Communities (SADC, ECOWAS, NEPAD, and EAC); representatives of civil society organisations from ANCEFA, national education coalitions and international NGOs; and representatives of funding agencies and other cooperating partners.

The Africa Network Campaign on Education for All (ANCEFA), the Basic Education Network (BEN) -Ethiopia and The African Child Policy Forum (ACPF), in collaboration with the African Union Department of Human Resources, Science and Technology (HRST) and cooperating partners, had organised the workshop.

Opening Remarks by Mrs. Jennifer Chiwela, ANCEFA Board Chairperson l Download l

Press Release:  Workshop on Effective Monitoring and Advocacy for the Right to Education in Africa l Download l

Concept Note l Download l

Programme l Download l

Further Information

Second Decade of Education for Africa (2006-2015) l Download l

The Dakar Framework for Action: Education for All: Meeting our Collective Commitments l Download l

Picture Gallery

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The African Child Policy Forum (ACPF)

Africa Network Campaign on Education for All (ANCEFA)Basic Education Network (BEN) -Ethiopia

 

 

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The Day of the African Child is celebrated on 16 June every year in commemoration of the 1976 massacre of SOWETO children in the then apartheid South Africa. The theme for this year is "All Together for Urgent Actions in Favour of Street Children". We present below a collection of resources on this year's theme including a message from the Chairperson of the African Committee of Experts on the Rights and Welfare of the Child, a statement by the Special Representative of the Secretary General on Violence Against Children and much more. We believe that these resources are important in promoting this year's theme. Any related submissions are welcome (please send them to This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it ).


African UnionMessage of the Chairperson of the African Committee of Experts on the Rights and Welfare of the Child on the Occasion of the 21st Edition of the Day of the African Child (2011) l English l French l

Concept Note on the Commemoration of the 21st Edition of the Day of the African Child on 16 June 2011 under the theme: "All Together for Urgent Actions in Favour of Street Children" l English l French l


Ms. Marta Santos PaisStatement by the Special Representative of the Secretary General on Violence Against Children, Ms. Marta Santos Pais, on the commemoration of the 2011 Day of the African Child l Download l

 

 


Press Release: UNICEF calls African governments to protect children from violence, exploitation and abuse,  UNICEF l English l French l


Joint statement by the Consortium for Street Children to the African Committee on the Rights and Welfare of the Child on the commemoration of the 21st edition of the Day of the African Child on 16 June 2011 under the theme: ‘All together for urgent actions in favour of street children’ l Download

Media Release: The Consortium for Street Children celebrates the Day of the African Child l Download l

Street Children: A Mapping & Gapping Review of the Literature 2000 to 2010, Consortium for Street Children l Download l

 


Meseret TadesseInterview with Mr. Meseret Tadesse, Executive Director, Forum for Sustainable Child Empowerment (FSCE)

The theme of All Together for Urgent Action in Favour of Street Children [for the 2011 Day of the African Child] matches with our thinking of an inclusive all together approach...all stakeholders should come in and take stakes in supporting street children

Read the full interview l Download l

 


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